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Demain, tous crétins ?

mardi 14 novembre 2017, par JFA

La chaine ARTE vient de présenter un documentaire intitulé “Demain, tous crétins ?”
« Et si l’humanité était en train de basculer vraiment dans l’imbécillité, comme l’imaginait en 2006 la cruelle fiction de Mike Judge "Idiocracy" ? Depuis vingt ans, les scientifiques constatent avec inquiétude que les capacités intellectuelles ne cessent de diminuer à l’échelle mondiale. Une baisse du QI a été observée dans plusieurs pays occidentaux. À cela s’ajoute une explosion des cas d’autisme et des troubles du comportement. En cause : les perturbateurs endocriniens, ces molécules chimiques qui bouleversent le fonctionnement de la thyroïde, essentielle au développement cérébral du fœtus. Présentes dans les pesticides, les cosmétiques, les mousses de canapé ou encore les plastiques, ces particules ont envahi notre quotidien : nous baignons dans une véritable soupe chimique ! »
https://www.demaintouscretins.com/
A cette belle démonstration de Sylvie Gilman et Thierry De Lestrade, on peut ajouter une réflexion propre à la “désargence”. En effet, l’usage intensif de centaines de produits chimiques éminemment toxiques ne peut se justifier que par la recherche de profits financiers à court terme. A plus long terme, une baisse généralisée de l’intelligence aura des conséquences graves sur l’économie. La résistance de l’industrie chimique face à toutes les études scientifiques ne peut se résumer qu’à l’expression “après moi le déluge” ! C’est un véritable crime contre l’humanité qui s’est mis en place, un crime que ne peut même plus justifier le calcul d’un moindre mal. Les industriels, les travailleurs de ces industries, les commerçants qui vendent ces produits, les consommateurs qui les achètent en connaissance de cause, participent tous à ce crime. Il n’y a qu’une explication à cette folie autodestructrice : notre système moribond n’a d’autre alternative qu’une course en avant incontrôlée dans l’espoir de faire durer le plus longtemps possible ce système. Nous connaissons les avantages et les risques du vieux monde mais nous ignorons tout du nouveau monde qu’il faudrait instaurer. Cette violence bien connue semble préférable à tout changement hypothétique…
Comment savoir si un objet que l’on achète est toxique ou pas, s’il va hypothéquer l’avenir de nos enfants ou pas ? Pour cela, il faudrait que la composition exacte du produit figure sur l’emballage ou soit accessible sur le site de l’entreprise productrice. Mais dans ce cas, il n’y aurait plus de “secret industriel” et n’importe quel concurrent pourrait copier des formules qui ont nécessité des années de recherches et donc beaucoup d’argent. Donc aucun chercheur ne peut se prononcer sur la qualité d’un produit s’il ne fait pas lui-même l’analyse du produit et qu’il investisse beaucoup d’argent pour ce faire. A cette difficulté s’ajoute celle des “cocktails”. Tout chimiste sait que deux produits X et Y peuvent être individuellement inoffensifs mais dangereux s’ils sont associés dans une troisième molécule Z. Vu le nombre de substances utilisées par l’industrie, la recherche sur les cocktails décuple les recherches nécessaires.
Il n’y a pas de solution à cette question dans un cadre monétaire où la réalisation de profits monétaire et la recherche d’une rentabilité optimale sont incontournables. Le documentaire le montre bien quand il explique qu’une substance déclarée toxique et interdite par une loi, est aussitôt remplacée par une autre, légèrement modifiée, portant un autre nom. La course entre les chercheurs indépendants et l’industrie est perdue d’avance. Seule la désargence offre une solution. Puisque le profit et la concurrence disparaîtraient de facto, plus rien ne limiterait l’échange des informations, des techniques, des analyses. La désargence n’est pas une panacée et bien des problèmes resteraient à résoudre, mais celui de la “soupe chimique” qui nous environne fondrait comme neige au soleil !